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Les produits ultra-transformés

 

Après des décennies à entendre qu’il fallait faire attention au gras ou au sucre (ou tout autre nutriment) il apparaît depuis quelques années que le problème vient de l’aliment dans son ensemble et non d’une partie. Grâce à Carlos Monteiro et sa classification NOVA au Brésil et surtout à Anthony Fardet en France, on parle enfin de ce qui est réellement nocif pour notre santé, on parle ainsi d’ aliments ultra-transformés (AUT)

A l’origine des maladies chroniques, les produits ultra-transformés (ou encore appelés faux aliments) sont trop peu connu. Souvent identifié comme étant seulement des plats « préparés » que l’on réchauffe au micro-onde, ils ont réussi à se faire une place dans nos supermarchés, le tout à visage masqué.

Pour comprendre qui ils sont, il faut intégrer qu’aujourd’hui 80% des produits en supermarché relèvent plus souvent de la chimie que de la cuisine. L’ultra transformation englobe la malbouffe mais aussi des aliments qui peuvent se faire passer pour « bon pour la santé ».

Qui sont-ils ?

C’est tout une catégories d’aliments que l’on retrouve en supermarché, au rayon bio, dans les magasins bio, dans les épiceries, en vente en ligne… Ils sont partout.

Ce sont des plats tout prêts, des substituts de repas, des produits industriels, du fast food et des aliments qui semblent sains, des produits pour les enfants, des produits « artisanaux », des produits avec le logo bio, vegan, sans gluten, avec le nutriscore…

Ce sont des aliments fabriqué totalement par l’homme, que l’on pense trop souvent comme étant sans danger.

Comment les reconnaitre ?

Les caractéristiques d’un produits ultra-transformé (et/ou):

  • La matrice (la structure de l’aliment) a été détruite (passer d’une pomme à un jus par exemple). Le produit est soufflé (exemple: riz soufflé) ou réduit à son minimum (sirop de glucose). Le produit entier existe seulement grâce à une recombinaison d’ingrédients.
  • Les ingrédients ne se trouvent pas tous à l’état naturel dans la nature (exemple: protéines hydrolysées, sucre inverti, amidon de x, sirop de glucose…), ils sont eux même ultra transformés.
  • Des additifs peuvent s’y trouver pour modifier le gout, la couleur, la texture, etc..

Un aliment ultra transformé peut être: bio, vegan, sans gluten, sans lactose, des plats préparés, des sauces, des céréales, de la viande, etc… Ils sont partout.

Les allégations sur les paquets ne veulent absolument par dire « sain » « pas ultra-transformé ».

 

Concernant la matrice, l’industrie agroalimentaire utilise le CRACKING: On va détruire totalement la matrice (la structure de l’aliment au départ) pour créer différents éléments utilisés en ingrédients.
Exemple: A partir du blé, on fait de la farine blanche, puis de l’amidon, du gluten, du dextrose, du sirop de glucose, etc… On arrive à faire 13 éléments différents rien qu’à partir du blé.
Évidemment plus on détruit pire c’est pour la santé.

Le cracking fait perdre le goût et la texture des aliments (en plus de toute qualité nutritionnelle bien sûr) donc on ajoute des additifs pour redonner une belle texture, des arômes, de la couleur, du gout. Là, l’imagination est sans limite, tout est possible avec les additifs.

Concernant les ingrédients: La liste des ingrédients d’un produit ultra transformé est généralement longue, mais pas toujours. En revanche les ingrédients ne pourraient pas se trouver dans vos placards. Vous retrouverez ainsi des noms étranges comme amidon modifié de mais, huile hydrolysée, protéine de lait, lactose, poudre, etc… On utilise une partie d’un aliment que l’on a fractionné (grâce au cracking) pour recombiner un autre produit.

Concernant les additifs, retrouvez un article complet sur le sujet (à venir), qui cache bien des surprises.

 

Des exemples concrets d’aliments ultra-transformés (la marque n’a pas d’importance):

Le potentiel santé d’un aliment réside dans la qualité et la synergie des nutriments et de sa matrice.

 

Ainsi pour repérer les aliments ultra-transformés faites attention à la matrice détruite (du jus, des poudres, du soufflé, etc…), aux ingrédients déstructurés et aux additifs.

Ultra transformation vs transformation:

Carlos Montero tout comme Anthony Fardet font bien la distinction entre produit ultra transformé et produit transformé. La différence est parfois fine, mais elle est très importante. Ce n’est pas la même chose.

Une produit ultra transformé c’est nocif pour notre santé et un produit transformé non.

La transformation change l’impact sur l’organisme (en terme de rapidité d’absorption, de satiété…). En revanche cela ne veut pas dire que c’est mauvais (en général). Il est nécessaire de comprendre qu’il va y avoir des transformations dites « utiles » / « basiques » comme la cuisson ou la cuisine que l’on peut faire à la maison – râper des carottes, fabriquer ses propres soupes… (ce qui est totalement différent de ce que peut faire l’industrie agro-alimentaire). Et il va y avoir des ULTRA transformations, où l’on retrouve l’un (ou plusieurs) des 3 critères .

Voici des exemples

Les dangers

  • Les ultra transformés sont dépourvus de micronutriments essentiels pour l’organisme, à la fois pour une bonne immunité et une pleine énergie au quotidien. On les appelle les calories vides.
  • Ils déconnectent du bon fonctionnement du corps: Ils dérèglent les hormones (de la faim, du stockage des graisses, de la glycémie, de la satiété…), le goût, la relation à l’alimentation.
  • Augmentent l’apparition des maladies chroniques (cancer, sclérose en plaques, Alzheimer, diabète, endométriose…)
  • Augmentent le risque de surpoids et d’obésité
  • Modifient le comportement (augmentent l’hyperactivité chez les enfants, les sauts d’humeur chez les adultes, l’addiction….)

 Reconnaitre les aliments ultra transformés c’est le socle, les fondations d’une bonne santé. Ensuite vous pourrez aller creuser sur la notion de nutriment avec les apports nécessaire à une bonne santé.

Evidemment l’ultra transformation s’inscrit dans une vision d’ensemble. Si vous consommez ce genre d’aliment vous nourrissez également la monoculture (du blé, du mais et du soja principalement) et donc l’appauvrissement de notre biodiversité. Mais aussi la culture intensive et nocive, via des pesticides, des OGM et la toxicité des sols, ou encore l’industrialisation massive avec l’exploitation animale (pour obtenir des coûts toujours plus bas), et de la nourriture à bas prix.

Mangez vrai, pour vous, pour votre santé mais aussi pour la condition animale, humaine et écologique.

Pour aller plus loin je vous recommande le livre du Dr Anthony Fardet: « Halte aux aliments ultra transformés, mangeons vrai! » et l’épisode de mon podcast avec lui « Démasquons les faux aliments, mangeons vrai »

Attention les applications comme Yuka ne prennent pas en compte la transformation des aliments, seule SIGA, peut vous accompagner. Evidemment je ne peux vous inviter qu’à faire preuve de recherche par vous même plutot que de faire confiance tout le temps à des ordinateurs. 😉 Retrouvez mon article sur Yuka, et mon épisode sur les applications

 

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